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Stockage et sauvegardes : le point faible des petites machines
Un serveur domotique écrit en continu dans son historique. Sur un Raspberry Pi, une carte microSD finit par s’user et peut corrompre l’installation sans prévenir : un SSD, en USB ou en NVMe selon la carte, est bien plus fiable. Quelle que soit la machine :
programmez des sauvegardes automatiques complètes, chaque jour ou chaque semaine ;
copiez-les hors de la machine : NAS, partage réseau ou stockage en ligne chiffré ;
vérifiez de temps en temps qu’une restauration fonctionne réellement ;
limitez la durée de conservation de l’historique pour alléger la base de données.
Le serveur ne dialogue avec les capteurs radio que s’il dispose de la bonne puce, intégrée ou sous forme de clé USB. Quelques règles évitent la plupart des soucis de portée :
branchez la clé Zigbee sur une rallonge USB d’un mètre environ, loin des ports USB 3 et du boîtier, qui perturbent la bande des 2,4 GHz ;
placez-la au centre du logement plutôt que dans un placard technique au sous-sol ;
un seul coordinateur par réseau Zigbee : n’associez pas les mêmes capteurs à deux passerelles ;
pour les appareils Thread et Matter, il faut un routeur de bordure Thread, intégré à certaines clés ou à certaines enceintes.
Les modules Z-Wave européens utilisent une fréquence propre à l’Europe : vérifiez la mention 868 MHz.
Mini-PC, NAS ou machine virtuelle
Au-delà des boîtiers dédiés et du Raspberry Pi, d’autres options existent. Un mini-PC d’occasion offre plus de puissance pour la reconnaissance vidéo ou de nombreux modules complémentaires, pour une consommation de l’ordre de 6 à 15 W. Un NAS qui accepte les machines virtuelles peut héberger le serveur sans boîtier supplémentaire, mais l’accès aux clés USB radio y est parfois délicat. À titre de repère, un Raspberry Pi consomme quelques watts : sur un an de fonctionnement continu, l’écart de consommation entre ces solutions reste de quelques dizaines de kilowattheures. Pour le NAS, voir notre guide du NAS personnel.
Accès à distance et sécurité
Piloter la maison depuis l’extérieur suppose d’exposer le serveur avec précaution. Évitez d’ouvrir un port de la box directement vers l’interface ; préférez un VPN, un tunnel sécurisé ou le service d’accès distant proposé par l’éditeur, souvent payant mais simple. Créez des comptes séparés pour chaque membre du foyer, activez la double authentification et appliquez les mises à jour après avoir lu les notes de version, qui signalent parfois des changements incompatibles. Un petit onduleur protège enfin la machine et sa base de données des coupures de courant.
Questions complémentaires
Peut-on faire tourner le serveur domotique sans Internet ?
Oui, c’est l’un de ses intérêts : les automatisations locales et les appareils Zigbee, Z-Wave ou Thread continuent de fonctionner. Seuls l’accès à distance et les appareils dépendant d’un cloud de fabricant cessent de répondre.
Combien d’appareils un petit serveur peut-il gérer ?
Un boîtier d’entrée de gamme gère sans difficulté plusieurs dizaines d’appareils. Ce sont plutôt l’analyse vidéo des caméras, la reconnaissance vocale locale et un historique très long qui demandent une machine plus puissante.