Domotique privacy-first : setup secure

Guide domotique : choix hubs, devices, setup, et optimisation.

Analyse complète

Guide technique : recommandations fondées sur la documentation des fabricants et des projets concernés.

Setup étape-à-étape

Configuration détaillée. Dépannage. Optimisation avancée.

Verdict

Recommandation finale selon votre level et goals.

Le principe : tout ce qui peut fonctionner en local doit le faire

Une domotique respectueuse de la vie privée limite les données qui quittent la maison. Concrètement :

Avant d’acheter, lisez la politique de confidentialité : quelles données sont collectées, où elles sont hébergées, combien de temps elles sont conservées et pendant combien d’années les mises à jour de sécurité sont prévues.

Caméras : stockage, cadrage et droits des personnes filmées

Les caméras sont les appareils les plus sensibles. Préférez un enregistrement local, sur carte microSD ou enregistreur réseau, et des caméras compatibles avec les normes ouvertes ONVIF ou RTSP, qui permettent de se passer du cloud du fabricant. Un cache physique de l’objectif ou un mode privé automatique quand vous êtes à la maison limite les enregistrements inutiles.

Côté règles, un particulier ne peut filmer que sa propriété : ni la voie publique, ni le terrain ou les fenêtres du voisin ; la CNIL détaille ces limites. Une personne qui travaille chez vous (garde d’enfant, aide à domicile, ménage) doit être informée de la présence de caméras, et la filmer en permanence sur son poste de travail n’est pas admis. Pour aller plus loin : cloud ou stockage local pour ses caméras.

La vie privée concerne aussi les autres habitants et vos invités. Les historiques de présence, de géolocalisation et d’ouverture des portes révèlent les habitudes de chacun : limitez leur durée de conservation dans le contrôleur, et ne donnez l’accès administrateur qu’aux adultes qui en ont besoin. Prévenez vos invités de la présence d’assistants vocaux et de caméras intérieures, et coupez-les si quelqu’un le demande. Lorsque vous revendez ou donnez un appareil, réinitialisez-le aux paramètres d’usine et supprimez-le de votre compte en ligne : sinon, il peut conserver vos identifiants Wi-Fi, et l’acheteur ou vous-même continuer à y accéder. Pensez de même à retirer un ancien téléphone ou une ancienne tablette des appareils autorisés sur vos comptes, après chaque changement de matériel.

Sécuriser le réseau de la maison connectée

  1. Changer tous les mots de passe par défaut et utiliser un mot de passe unique par compte, avec la double authentification quand elle existe.
  2. Isoler les objets connectés sur un réseau Wi-Fi séparé (réseau invité ou réseau dédié), pour qu’un appareil compromis n’accède pas aux ordinateurs.
  3. Désactiver l’UPnP sur la box si vous n’en avez pas besoin, et ne pas ouvrir de port vers les caméras.
  4. Passer par un VPN pour l’accès à distance au contrôleur local.
  5. Installer les mises à jour du micrologiciel et retirer les appareils qui n’en reçoivent plus.

Le règlement général sur la protection des données (RGPD) vous permet par ailleurs de demander au fabricant l’accès à vos données et leur suppression.

Questions complémentaires

Une domotique sans cloud est-elle plus compliquée à utiliser ?

Un peu au départ, car il faut installer et maintenir un contrôleur local. Au quotidien, elle est souvent plus réactive et continue de fonctionner pendant une panne d’internet, ce qui compense l’effort initial.

Comment savoir si un appareil fonctionne en local ?

Cherchez sur la fiche les mentions Zigbee, Z-Wave, Thread ou Matter, ou un mode « local » documenté. Pour un appareil Wi-Fi, coupez internet quelques minutes et vérifiez s’il répond toujours depuis le réseau de la maison.