Comment choisir entre cloud et stockage local pour ses caméras
Comment choisir entre cloud et stockage local pour ses caméras : nos conseils concrets, fondés sur les fiches techniques, les normes et les retours d'utilisateurs publiés.
Ce que recouvrent vraiment « cloud » et « local »
Une caméra peut enregistrer à trois endroits, parfois en même temps :
- Carte microSD dans la caméra : simple et sans frais récurrents, mais un cambrioleur qui arrache l'appareil emporte aussi les images. Vérifiez la capacité maximale acceptée (souvent 128 ou 256 Go selon les fiches).
- Base, NVR ou NAS dans le logement : les images restent chez vous, sur un disque plus gros, et la caméra peut être remplacée sans perdre l'historique. Le boîtier doit être caché et, idéalement, branché sur onduleur.
- Cloud du fabricant : les séquences partent sur des serveurs distants, à l'abri d'un vol ou d'un incendie, contre un abonnement et une dépendance à la connexion internet.
Beaucoup de foyers combinent les deux : enregistrement continu en local, envoi des seuls événements (personne détectée, ouverture) vers le cloud.
Calculer l'espace nécessaire et le coût réel
À titre d'ordre de grandeur, un flux Full HD encodé à 2 Mbit/s produit environ 20 Go par jour d'enregistrement continu ; le codec H.265 réduit ce volume de près de moitié par rapport au H.264. Une carte de 128 Go garde donc moins d'une semaine en continu, mais plusieurs semaines si la caméra n'enregistre que sur détection.
| Option | Coût de départ | Coût récurrent indicatif |
|---|---|---|
| microSD 128 Go | 15 à 25 € | aucun, carte à changer tous les quelques ans |
| Base ou NVR avec disque | 100 à 300 € | électricité du boîtier |
| Abonnement cloud | 0 € | environ 3 à 10 € par mois et par caméra, moins avec une formule multi-caméras |
Sur cinq ans, un abonnement de 5 € par mois représente 300 € par caméra : comparez avec le prix d'un enregistreur local.
Confidentialité et durée de conservation
Avec le cloud, vérifiez si les vidéos sont chiffrées de bout en bout (seul votre téléphone détient la clé) ou seulement en transit, dans quel pays sont hébergés les serveurs et combien de jours l'abonnement conserve les séquences. En local, protégez l'accès au NAS ou à l'enregistreur par un mot de passe unique et désactivez l'accès distant inutile ; le protocole RTSP et la norme ONVIF permettent d'enregistrer sans passer par le service du fabricant.
Quel que soit le support, une caméra de particulier ne doit filmer que votre propriété : la voie publique et le terrain du voisin sont exclus. La CNIL détaille ces règles sur son site.
Questions complémentaires
Que se passe-t-il si internet est coupé avec une caméra cloud ?
Sans connexion, la caméra ne peut plus envoyer ses séquences. Certains modèles basculent alors sur leur carte microSD et synchronisent ensuite ; d'autres n'enregistrent rien. Vérifiez ce point sur la fiche technique.
Une carte microSD ordinaire convient-elle à une caméra ?
Mieux vaut une carte dite « haute endurance », conçue pour l'écriture continue. Une carte classique s'use plus vite et peut cesser d'enregistrer sans prévenir : contrôlez régulièrement la lecture des dernières séquences.
Peut-on passer du cloud au stockage local plus tard ?
Oui si la caméra accepte une carte microSD ou un flux RTSP vers un enregistreur. Certains modèles ne fonctionnent qu'avec le service du fabricant : vérifiez cette ouverture avant l'achat, elle conditionne votre liberté future.